Chirurgie de la statique pelvienne

Qu’est-ce qu’un trouble de la statique pelvienne ?

Il s’agit d’une modification anatomique par altération de la musculature du plancher pelvien qui conduit à une chute anormale des organes du pelvis (appelée communément descente d’organe). Ces troubles sont plus fréquents chez la femme.

Cela peut concerner tout ou partie de ces organes en particulier : le rectum, l’utérus, la vessie.

Au niveau du rectum, on peut observer 2 troubles principaux :

  • le prolapsus rectal : c’est l’extériorisation de la muqueuse rectale par l’anus .
  • la rectocèle : c’est la protrusion du rectum à la face postérieure du vagin.

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Quelle intervention doit être réalisée ?

Deux principaux types d’interventions sont envisagés : les interventions par voie haute (voie abdominale) ou les interventions par voie basse (rectale, périnéale, ou vaginale).

Intervention par voie haute : rectopexie

La rectopexie consiste à remettre en tension la cloison recto-vaginale et à remettre le rectum en position anatomique par la mise en place d’une prothèse entre le rectum et le vagin. Cette prothèse est ensuite fixée à une structure solide : le ligament pré-vertébral, devant le promontoire du sacrum. Cette intervention est aussi appelée promontofixation. Elle peut être associée à une cystopexie, c’est-à-dire la fixation d’une autre prothèse entre la vessie et le vagin. Elle peut être réalisée en double équipe avec un chirurgie urologue ou gynécologue.

Interventions par voie basse

Selon les situations, il existe différents types d’intervention par voie basse. Généralement, il n’y a pas de matériel prothétique mis en place au cours de ces interventions.

Rectopexie

Comment est réalisée l’intervention ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et par cœlioscopie, c’est-à-dire sans ouverture. Sous anesthésie générale, le chirurgien introduit dans l’abdomen 4 ou 5 trocarts qui permettent de passer une caméra et différents instruments chirurgicaux. La cœlioscopie permet de diminuer les douleurs postopératoires, de réduire la durée d’hospitalisation qui est de l’ordre de 1 ou 2 jours, et d’accélérer le retour à une vie normale.

Quels sont les risques de l’opération ?

Toute intervention chirurgicale comporte un risque, la balance entre les risques et les bénéfices de l’intervention est soigneusement pesée par vos médecins. Les risques spécifiques à cette intervention sont très rares et vous seront expliquées lors de la consultation chirurgicale : une perforation du rectum, du vagin, ou de la vessie, une infection de la prothèse. Les autres risques non spécifiques sont les phlébites et les hémorragies. Il peut arriver que l’intervention déclenche des douleurs des épaules (lié au gaz utilisé pour créer de la place lors de l’intervention qui reste stocké sous le diaphragme et qui se dissout spontanément) qui nécessitent alors la prise d’antalgiques pendant 2 ou 3 semaines.

Comment se déroule l’hospitalisation ?

L’admission dans l’unité de chirurgie a lieu le matin de l’intervention ou vous serez accueilli par l’équipe d’infirmières. L’opération est réalisée généralement dans la matinée et vous reviendrez dans votre chambre dans l’après-midi. Une perfusion sera laissée en place pendant 1 jours.

L’alimentation liquide sera reprise dès le soir. Un traitement anticoagulant pour la prévention des phlébites est systématiquement réalisé durant votre hospitalisation et durant 7 jours après. Vous pourrez vous lever dès le soir de l’intervention. La date de sortie sera décidée par votre chirurgien, en général après 2 jours.

Comment se déroule la convalescence ?

Il n’est pas nécessaire d’aller en maison de repos. Il faut prévoir une durée d’interruption d’activité notamment professionnelle de 2 à 4 semaines. Pour ne pas compromettre la solidité de la réparation, il ne faut faire d’efforts importants de la paroi abdominale pendant 1 mois et demi à 2 mois en post-opératoire. Il est également primordial de ne pas avoir de constipation pour ne pas faire d’effort de poussée au moment d’aller à la selle. Pour cela, votre chirurgien vous prescrira un traitement laxatif afin de rendre les selles suffisamment fluides.