Les hémorroïdes sont des structures vasculaires normales présentes au niveau du canal anal. Lorsqu’elles deviennent symptomatiques, elles peuvent provoquer des saignements, des douleurs, des démangeaisons, une sensation de gonflement ou encore un prolapsus, c’est-à-dire une extériorisation des hémorroïdes internes.
Une crise hémorroïdaire peut souvent disparaître en quelques jours avec des mesures simples. Mais lorsque les symptômes persistent, récidivent ou deviennent difficiles à supporter au quotidien, une consultation médicale permet de confirmer leur origine et de rechercher un traitement adapté.
Au Centre de chirurgie digestive et obésité des Deux Rives à Bordeaux, les Docteurs Vincent Assenat, Pierre Brinas, Marc-Olivier Francois et Eva Laurent prennent en charge les différentes pathologies relevant de la chirurgie digestive et proctologique.
Que sont les hémorroïdes ?
Les hémorroïdes correspondent à des réseaux de vaisseaux situés naturellement dans le canal anal. On distingue les hémorroïdes internes, situées à l’intérieur du canal anal, et les hémorroïdes externes, situées sous la peau autour de l’orifice anal.
Ces structures participent notamment au mécanisme de continence. Le terme « maladie hémorroïdaire » désigne les situations dans lesquelles ces structures deviennent responsables de symptômes gênants.
Les manifestations peuvent être ponctuelles, sous la forme d’une crise hémorroïdaire, ou devenir récurrentes. Dans certaines formes évoluées, les hémorroïdes internes peuvent progressivement descendre dans le canal anal puis s’extérioriser lors des selles.
Quels sont les symptômes des hémorroïdes ?
Les symptômes de la maladie hémorroïdaire peuvent varier selon qu’il s’agit d’hémorroïdes internes ou externes.
Les hémorroïdes internes sont notamment susceptibles de provoquer des saignements rouges lors ou après l’émission des selles. Elles peuvent également entraîner un prolapsus, avec une sensation de masse ou de boule qui sort par l’anus.
Les hémorroïdes externes peuvent quant à elles provoquer une douleur, une sensation de gonflement ou une gêne locale. Lorsqu’un caillot se forme dans une veine hémorroïdaire externe, on parle de thrombose hémorroïdaire. Celle-ci peut être responsable d’une douleur anale brutale et importante.
Des démangeaisons, des brûlures ou des suintements peuvent également accompagner la maladie hémorroïdaire, notamment lorsque les symptômes deviennent chroniques.
Un saignement anal doit-il toujours être attribué aux hémorroïdes ?
Non. Même si les hémorroïdes constituent une cause fréquente de saignement anal, il est important de ne pas considérer automatiquement qu’un saignement provient des hémorroïdes.
Un premier épisode de rectorragie, c’est-à-dire l’émission de sang rouge par l’anus, doit donc faire l’objet d’un avis médical. Le médecin peut réaliser un examen proctologique et déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires.
D’autres pathologies peuvent en effet provoquer des saignements, notamment une fissure anale, une maladie inflammatoire intestinale, un polype ou une maladie du côlon ou du rectum. Selon le contexte, l’âge du patient et les symptômes associés, une coloscopie peut être proposée afin d’examiner le côlon.
Quand consulter pour des hémorroïdes ?
Une consultation est particulièrement pertinente lorsque les symptômes se répètent ou deviennent gênants dans la vie quotidienne.
Il est notamment recommandé de consulter en cas de premier saignement anal ou lorsque les rectorragies se répètent. Une consultation est également indiquée lorsque les hémorroïdes déjà diagnostiquées deviennent plus difficiles à supporter, avec des douleurs, des démangeaisons, des brûlures, des suintements ou une extériorisation des hémorroïdes.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que les symptômes deviennent très importants. Une prise en charge précoce permet de rechercher les facteurs favorisant les crises et de déterminer si un traitement médical suffit ou si un traitement instrumental ou chirurgical doit être envisagé.
Dans quels cas consulter rapidement ?
Certaines situations nécessitent un avis médical rapide.
C’est notamment le cas en présence d’un saignement anal important ou répété, de selles très noires, d’une douleur anale intense accompagnée de fièvre ou d’une douleur anale soudaine et particulièrement importante pouvant évoquer une thrombose hémorroïdaire. Une douleur associée à une impossibilité d’aller à la selle depuis plus de 48 heures doit également conduire à consulter rapidement.
Une douleur anale brutale et intense n’est donc pas nécessairement une simple crise hémorroïdaire. Un examen permet de rechercher la cause exacte de la douleur et d’adapter rapidement la prise en charge.
Comment se déroule une consultation proctologique ?
La consultation commence par un échange avec le médecin afin de préciser les symptômes : nature des douleurs, fréquence des saignements, circonstances d’apparition, troubles du transit ou éventuelle extériorisation des hémorroïdes.
Un examen de la région anale est ensuite réalisé. Il permet notamment de rechercher des hémorroïdes externes, une thrombose, une fissure ou un prolapsus des hémorroïdes internes.
Lorsque cela est nécessaire, une anuscopie peut être réalisée. Cet examen utilise un petit instrument permettant d’observer directement le canal anal et les hémorroïdes internes. Dans le cadre d’une maladie hémorroïdaire typique, cet examen clinique et proctologique suffit généralement à établir le diagnostic.
En revanche, lorsque l’origine d’un saignement reste incertaine, d’autres explorations peuvent être nécessaires, notamment une coloscopie.
Quel traitement pour les hémorroïdes ?
Le traitement dépend de l’importance des symptômes, de leur fréquence et de leur évolution.
Lors d’une crise modérée, la première étape consiste généralement à corriger les facteurs favorisant les symptômes, notamment la constipation, à l’inverse les diarrhées répétées et les efforts de poussée lors des selles. Une alimentation suffisamment riche en fibres, une bonne hydratation et une activité physique régulière peuvent contribuer à améliorer le transit.
Des traitements locaux ou des antalgiques peuvent également être utilisés pendant une période courte pour soulager les symptômes. Le traitement médical ne supprime toutefois pas nécessairement la maladie hémorroïdaire lorsqu’elle est installée.
Lorsque les symptômes persistent malgré ces mesures, un traitement instrumental peut être proposé. Il existe notamment différentes techniques permettant de traiter les hémorroïdes internes sans recourir immédiatement à une chirurgie.
Quand faut-il envisager une chirurgie des hémorroïdes ?
La chirurgie n’est pas nécessaire dans la majorité des situations. Elle est généralement envisagée lorsque les symptômes persistent malgré les traitements médicaux et instrumentaux ou lorsque la maladie hémorroïdaire présente d’emblée une forme importante, par exemple avec des hémorroïdes durablement extériorisées ou des saignements responsables d’une anémie.
Plusieurs techniques chirurgicales existent. L’hémorroïdectomie consiste à retirer les paquets hémorroïdaires concernés. D’autres interventions (ligature doppler, mucopexie, radiofréquence) visent plutôt à repositionner les hémorroïdes internes ou à réduire leur prolapsus sans les retirer complètement.
Le choix de la technique dépend notamment de la forme de la maladie, de l’importance du prolapsus, des symptômes et des traitements déjà réalisés. La chirurgie est donc proposée après une évaluation personnalisée de la situation.
Combien de temps faut-il attendre avant de consulter ?
Il n’existe pas de délai unique applicable à toutes les situations. Une crise hémorroïdaire légère peut s’améliorer spontanément en quelques jours, notamment lorsque les facteurs favorisant la constipation et les efforts de poussée sont corrigés.
En revanche, si les symptômes persistent, reviennent régulièrement ou ont un impact sur les activités quotidiennes, il est préférable de consulter plutôt que de multiplier les traitements sans avoir confirmé leur origine.
Cette consultation est également importante lorsque les symptômes changent : apparition de nouveaux saignements, douleurs inhabituelles, prolapsus plus important ou modification du transit.
Comment prévenir les récidives d’hémorroïdes ?
La régularisation du transit constitue une composante importante de la prise en charge de la maladie hémorroïdaire. La constipation, les selles liquides répétées et les efforts de poussée peuvent favoriser ou entretenir les symptômes.
Il est recommandé d’avoir une alimentation suffisamment riche en fibres, d’augmenter progressivement leur consommation si nécessaire et de boire régulièrement. Il est également préférable d’éviter de rester longtemps assis sur les toilettes et de ne pas forcer lors de l’émission des selles.
Ces mesures restent utiles même lorsqu’un traitement instrumental ou chirurgical a été réalisé, car elles contribuent à limiter les facteurs susceptibles de favoriser la réapparition des symptômes.
Quand consulter un proctologue à Bordeaux ?
Consulter un proctologue peut être pertinent lorsque les symptômes hémorroïdaires sont récurrents, lorsqu’ils ne répondent pas suffisamment aux mesures habituelles ou lorsqu’un traitement spécialisé doit être envisagé.
La consultation permet d’abord de confirmer que les symptômes sont bien liés aux hémorroïdes. Elle permet également de rechercher une autre cause lorsqu’un saignement, une douleur ou une modification du transit ne correspond pas à une maladie hémorroïdaire typique.
Au Centre de chirurgie digestive et obésité des Deux Rives à Bordeaux, les Docteurs Vincent Assenat, Pierre Brinas, Marc-Olivier Francois, Vincent Launay et Eva Laurent assurent la prise en charge des pathologies relevant de la chirurgie digestive. Selon la situation, le bilan permet de déterminer si une prise en charge médicale, instrumentale ou chirurgicale est adaptée.
Hémorroïdes : mieux vaut consulter lorsque les symptômes persistent
Les hémorroïdes sont fréquentes et souvent bénignes, mais leurs symptômes ne doivent pas être systématiquement banalisés. Un saignement anal, en particulier lorsqu’il apparaît pour la première fois ou se répète, mérite d’être évalué afin de confirmer son origine.
Lorsque la maladie hémorroïdaire est diagnostiquée, plusieurs traitements sont possibles. La prise en charge commence généralement par des mesures visant à améliorer le transit et à soulager les symptômes. Si ceux-ci persistent, des traitements instrumentaux ou, dans certaines situations, une intervention chirurgicale peuvent être proposés.
Une consultation proctologique permet ainsi de déterminer la cause des symptômes et de choisir une prise en charge adaptée à leur intensité, leur évolution et leur retentissement au quotidien.
L’objectif principal de chaque prise en charge est d’améliorer la qualité de vie du patient.